Disparition de Christian Pasquet

Ecrit par Florent Boudié sur . Publié dans Circonscription

J’apprends avec une très grande tristesse la disparition de Christian Pasquet. Il faisait face à la maladie, depuis maintenant plusieurs mois, avec beaucoup de courage et d’humilité, sans perdre l’espoir de remporter ce face-à-face avec la douleur et l’épuisement.

J’aimais la retenue de Christian, ses rires et ses sourires toujours contenus. Son désir de comprendre et d’expliquer. J’aimais aussi sa modestie, ses valeurs simples et fortes, toujours modernes. Et la douceur qu’il dégageait, dans son regard comme dans sa voix.

On ne peut pas parler de Christian sans évoquer son expérience professionnelle à la SNCF. Elle l’avait profondément marquée. Il aimait à dire qu’il y avait connu la «fin de la vapeur», avant l’électrification, qu’il y avait rencontré un métier passionnant, parfois dévorant, jalonné de 3×8, de nuits, de dimanche et jours de fête travaillés.

«L’aventure de la mutation» l’avait conduit de Paris à Bordeaux, en passant par Limoges, Ussel, Brive et Périgueux, où il était né, avant de rejoindre Chancelade, en Dordogne, puis Sainte-Foy-la-Grande, en 2004.

Engagé dans le monde associatif et pour ce qu’il appelait lui-même des «causes justes», amoureux de la marche, de la peinture, de l’écriture, des voyages, il avait été correspondant pour le journal Sud Ouest pendant plus de sept ans, en Dordogne, côtoyant l’action publique locale, avant d’entrer, en 2008, au conseil municipal de Sainte-Foy-la-Grande.

Venu dans la Bastide pour se rapprocher de ses enfants et petits enfants, Christian avait reconstruit un tissu d’amis et de connaissances, toujours à la recherche d’expériences nouvelles et de rencontres.

Je me souviens d’une maxime qu’il affectionnait plus que d’autres et qu’il avait pris le soin de m’écrire, voici quelques années: «qui aime chercher des solutions n’a pas peur des problèmes». Il ajoutait sa propre conclusion: «pour réussir là on l’on pense avoir échoué».

Christian était un être bienveillant, tout simplement. Il fut un extraordinaire compagnon.

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