Que faire du conjoint des chefs de l’État?

Ecrit par Florent Boudié sur . Publié dans Assemblée Nationale

Il aura suffi de 200.000 pétitionnaires, activés d’un clic sur Internet, bien souvent sans autre intention que d’envoyer paître tout ce qui ressemble de près ou de loin à un responsable politique, pour mettre fin à une mesure pourtant nécessaire: garantir la transparence publique sur le rôle et les moyens de l’épouse du président de la République.

Depuis les premiers jours de la Vème République (1958), tout n’est que mélange des genres et dissimulation quand il s’agit de la « première dame ». L’opacité est la règle, la dissimulation est totale. Ni contrôle, ni clarté des règles.

Zones de sécurité: les policiers municipaux pourront être équipés de caméras mobiles

Ecrit par Florent Boudié sur . Publié dans Assemblée Nationale

J’ai fait adopter, dans la nuit du 2 mars dernier, par l’Assemblée nationale, un amendement qui autorisera les agents de police municipale à porter des caméras mobiles. Cette mesure, très attendue par les policiers municipaux, est un outil de protection pour les agents de sécurité eux-mêmes mais aussi dans leurs relations avec la population, et une réponse opérationnelle au débat qui a pu émerger, ces dernières années, sur le contrôle au faciès.

Le port de caméras mobiles aidera à apaiser les tensions lors des relevés d’identité que les agents de police municipale peuvent réaliser, par exemple en cas de contravention aux arrêtés municipaux ou au code de la route. Il permettra aussi de disposer d’éléments de preuve supplémentaire en cas de flagrant délit.

Le vertige de la déchéance.

Ecrit par Florent Boudié sur . Publié dans Assemblée Nationale

Le flux continu de déclarations, anathèmes et palinodies sur la déchéance de nationalité donne le vertige…

À gauche, les mêmes qui ont admis, sans cris ni larmes, la loi Guigou de 1998 n’hésitent pas aujourd’hui à convoquer la violation des principes républicains, quand ce n’est pas le spectre de Vichy, pour qualifier la proposition faite par le président de la République devant le Congrès. Ont-ils oublié qu’en reconnaissant la déchéance de nationalité pour les seuls Français naturalisés depuis moins de 10 ans, la loi de 1998 introduisait, dans notre droit, deux catégories de Français: les Français « de peu » et les Français « de toujours ». La République pouvait dégrader les premiers mais pas les seconds, quelle que soit la gravité de leurs actes. Distinction éminemment sensible, brèche ouverte, pourtant défendue par un gouvernement qui comptait, dans ses rangs, Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon.